Cette forme d’aide alimentaire participative et de première nécessité destiné aux familles à bas revenus est apparue en France vers la fin des années 80 sous le nom d’épicerie sociale ou solidaire.
De nombreuses associations à vocation sociale et humanitaire ainsi que les collectivités locales ont été séduites par cette formule, qui permet de mieux répondre aux besoins de certains : 

  • en leur offrant un choix, précis et limité,
  • dans le cadre d’un budget à gérer et d’une démarche personnelle sur un lieu d’accueil et de distribution.

Le principe consiste à fournir une aide alimentaire participative à des familles en difficulté


Ces familles,  qui ont été envoyées par un référent social du territoire (CCAS, Conseil départemental, bailleur social…), peuvent faire leurs courses dans le cadre d’une somme allouée mensuellement en fonction de la composition familiale. Elles choisissent dans les rayonnages les articles dont elles ont besoin. Au passage à la caisse elle paient 20 % du prix réel.

Cette participation évite la notion d’assistanat 

  • le fait de choisir et payer redonne dignité à l’intéressé,
  • le fait d’avoir un budget est un élément du processus de réinsertion.

La structure est avant tout un espace de convivialité où chaque personne peut être accueillie, venir faire ses courses dans un libre service par un accès réglementé. L’objectif de l’épicerie solidaire est de permettre à des personnes de générer des économies pour réaliser un projet.  Le projet est généralement le remboursement de dettes de loyer ou d’énergie ou l’achat d’un équipement electroménager essentiel (type lave linge).